COVID-19 : point sur la mobilisation des réseaux sociaux et des moteurs de recherche

Début mars 2020, de nombreux réseaux sociaux, dont Facebook, Google, LinkedIn, Twitter et YouTube, ont déclaré qu’ils allaient unir leurs forces pour lutter contre la fraude et la désinformation autour du virus. Que font-ils pour s’assurer que leurs utilisateurs restent en sécurité et bien informés lorsqu’ils consultent leurs applications et sites Internet ?  Comment pouvez- vous accéder à ces services ?

Facebook

Facebook a développé un Centre d’information COVID-19 qui vise à aider les utilisateurs avec des informations et des conseils utiles. Il s’ajoute aux mesures existantes mises en place pour protéger les utilisateurs contre les arnaques, les publicités inappropriées et les sources de désinformation. Pour accéder à cette fonctionnalité, il vous suffit d’appuyer sur la barre de menu de votre application Facebook et vous verrez la case « Centre d’information COVID-19 » dans le coin gauche de votre écran.

En outre, le réseau social a interdit les publicités qui tentent de tirer parti de la pandémie en vendant des remèdes miracles ou des équipements de protection individuelle tels que des masques faciaux à des prix excessifs.

Dans le cadre de son initiative de vérification des faits par des tiers, Facebook appose des étiquettes de vérification des faits sur les informations erronées concernant le coronavirus. La plateforme a également supprimé les théories du complot liées à la COVID-19 qui ont été signalées par les organismes de santé mondiaux, et a fourni à l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) des publicités gratuites.

Une autre fonctionnalité développée sur sa plateforme Messenger est un Coronavirus Community Hub, qui fournit des conseils et des ressources pour aider les utilisateurs à reconnaître les arnaques et la désinformation, empêchant ainsi leur propagation. Messenger fournit également des outils de messagerie gratuits à toutes les pages des gouvernements et des organismes de santé.

Facebook a lancé la fonction Community Help qui permet aux utilisateurs de demander ou d’offrir de l’aide à leurs voisins, par exemple en se portant volontaire pour livrer des courses ou en faisant un don à une association locale de restauration.

Google

Si vous faites des recherches sur Google et que vous utilisez le terme « COVID-19 » ou « coronavirus » dans votre phrase, vous remarquerez une bannière « Alerte SOS », suivie d’actualités provenant de grands médias et d’informations diffusées par des organismes de santé et des gouvernements reconnus.

Si vous avez autorisé la géolocalisation lorsque vous utilisez Google pour rechercher des informations sur la COVID-19, vous remarquerez une carte sur la droite qui vous indique le nombre de cas de coronavirus confirmés dans votre région.

Google bloque également les publicités visant à tirer parti de la pandémie, notamment en instaurant une interdiction temporaire de toutes les publicités sur les masques médicaux et les respirateurs, conformément à sa politique relative aux événements sensibles.

Le moteur de recherche supprime les informations trompeuses et les faux avis sur les installations de santé de Google Maps, en utilisant une combinaison de systèmes d’examen automatisés et manuels. Il dispose également d’un explorateur de vérification des faits qui permet à quiconque de rechercher des articles comportant des étiquettes de vérification des faits.

Google a lancé, en partenariat avec le gouvernement américain, un site Internet contenant des informations et des ressources sur la pandémie, notamment des conseils utiles, une carte des zones touchées par la pandémie et des liens vers les organismes locaux de santé. Ce site est disponible dans plusieurs langues.

YouTube

YouTube publie des actualités vidéo sur la COVID-19 sur sa page d’accueil. À l’instar de Facebook, il a introduit des panneaux d’information de l’OMS ou d’autres organisations nationales de santé qui apparaissent lorsque vous faites des recherches sur le coronavirus. Il fournit également aux gouvernements et aux organisations non gouvernementales un espace publicitaire gratuit et supprime les vidéos de désinformation nuisibles dans le domaine de la santé.

En avril, la société a également annoncé qu’elle avait renforcé ses règles pour interdire les vidéos complotistes qui essaient de lier le coronavirus à la 5G. Cette annonce a fait suite à un entretien en direct du théoricien du complot David Icke, dans laquelle il a faussement lié cette technologie à la crise sanitaire.

Twitter

Twitter oriente également ses utilisateurs vers les organismes nationaux de santé lorsqu’ils recherchent des informations sur le coronavirus sur la plateforme. Il a interdit les tweets susceptibles d’accroître le risque de transmission de la maladie et ceux qui nient les conseils officiels, notamment en encourageant des traitements faux ou inefficaces. Twitter a également interdit toute publicité visant à tirer profit de la pandémie.

En outre, il travaille avec des autorités sanitaires reconnues pour vérifier les comptes partageant des mises à jour crédibles sur la COVID-19. Pour ce faire, il identifie les comptes d’experts via des adresses e-mail associées à des institutions faisant autorité.

Instagram

La plateforme de partage de photos appartenant à Facebook bloque et limite les hashtags en lien avec le coronavirus et redirige ses utilisateurs vers des organismes de santé publique. Lorsque vous recherchez le hashtag #coronavirus, si vous êtes basé au Royaume-Uni par exemple, Instagram affiche un lien vers le National Health Service où vous pouvez obtenir des informations sur le virus. Parallèlement, la plateforme a ajouté des ressources éducatives dans Instagram Search, ainsi que des autocollants promouvant des informations précises.

WhatsApp

En réponse au coronavirus, l’application de messagerie a lancé le Centre d’informations sur le coronavirus de WhatsApp, en collaboration avec l’OMS, l’UNICEF et le PNUD pour tenir ses utilisateurs à travers le monde informés au sujet de la pandémie et aider à limiter la propagation des infox (fake news en anglais). L’OMS a lancé un chatbot sur WhatsApp pour aider les utilisateurs à obtenir des informations fiables. Ce service est disponible en anglais, arabe, chinois, français, russe et espagnol. En outre, la plateforme a élargi sa collaboration avec les gouvernements afin de fournir des informations de confiance sur le coronavirus. En effet, le Royaume-Uni et l’Inde se sont associés à l’application de messagerie pour fournir des services d’information.

WhatsApp a imposé une limite stricte à la transmission des messages. Ainsi, si un message ou un lien a été transmis plusieurs fois, les utilisateurs ne pourront l’envoyer qu’à une seule discussion à la fois. Cette mesure a été mise en place pour ralentir la propagation de la désinformation sur l’application.

C’est ainsi que certains réseaux sociaux les plus utilisés lutent contre la diffusion de fausses informations autour du coronavirus et aident les utilisateurs à rester informés en les orientant vers des sources crédibles.

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